Les tensions entre Elon Musk et les autorités gouvernementales au Canada atteignent un nouveau sommet. La Nouvelle-Écosse, le Manitoba et la Colombie-Britannique ont officiellement retiré les véhicules Tesla de leurs programmes d’incitatifs à l’achat de véhicules électriques (VE).
Une sanction politique contre Musk
La Colombie-Britannique a été la première à exclure Tesla le 13 mars dernier. Son premier ministre, David Eby, a expliqué cette décision sans détour :
« Quand les contribuables apprennent que 10 000 $ vont directement à Elon Musk, ils ont envie de vomir. »
Une déclaration choc qui illustre la montée des tensions entre certains gouvernements et l’entreprise californienne.
La décision de la Nouvelle-Écosse survient après que Musk a affiché son soutien à Donald Trump et adopté des positions controversées sur divers sujets politiques. Face à cela, le gouvernement progressiste-conservateur de la province s’est allié aux partis d’opposition (NPD et libéraux) pour voter l’exclusion de tous les modèles Tesla du programme provincial.
L’impact direct est que les consommateurs résidant dans ces provinces perdent un rabais de 2000 $ à 3000 $, selon le modèle.

La situation est similaire au Manitoba, qui a suivi la Colombie-Britannique en retirant les incitatifs pour les véhicules de la marque américaine. Le programme du Manitoba accordait jusqu’à 4000 $ aux acheteurs de VE dont le PDSF ne dépassait pas 70 000 $.
Mais la province a aussi pris une autre mesure ciblée : l’interdiction des subventions pour tous les véhicules électriques assemblés en Chine.
La Saskatchewan double la taxe annuelle sur les véhicules électriques
Pendant ce temps, en Saskatchewan, l’heure est non seulement aux restrictions, mais aussi aux augmentations de frais. Le gouvernement provincial a décidé de doubler les frais annuels d’immatriculation pour les véhicules électriques, qui passeront de 150 $ à 300 $ dès le 1er juin. La raison officielle ? Ces nouvelles recettes serviront à moderniser le réseau routier.
En ce qui concerne Tesla, d’autres provinces pourraient potentiellement emboîter le pas. La question se pose notamment pour le Québec, qui tarde à retirer Tesla de son programme Roulez vert. Le programme québécois accorde jusqu’à 4000 $ en incitatifs aux acheteurs de VÉ admissibles, même s’il a été suspendu temporairement au début de la présente année.
Il est évident que Tesla devient une cible privilégiée des gouvernements canadiens dans le cadre d’un bras de fer plus large entre le Canada et les États-Unis. Reste à voir si d’autres provinces s’aligneront sur cette tendance.
Contenu original de auto123.